02 mars 2011

Corps et Esprit

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Tant de belles pensées, de si beaux souvenirs.Une méditation profonde impossible à stopper; La lumière embrasse tout. Elle t'ouvre les yeux qui défient l'horizon.L'air est bon, meme ici il se montre.Mais que cherche ce bras? A voler ton esprit?

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Alors les gars, ca mord ?

                                              

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Mais que font ces deux-là, assis-là..? Dieu qu'ils sont étranges! N'ont-ils pas cours aujourd'hui? Visiblement pas, car sinon ou pourraient donc s'installer leurs élèves?..pour ceux d'Arthur passe encore, une petite dizaine d'individus peuvent nager sans trop gener leurs voisins, mais pour ceux de Hegel, il faudrait plus qu'un lac, qu'une mer, il faudrait l' océan.

Peut-etre sont-ils en train de pecher..oui peut-etre. Mais ou sont donc leurs cannes à peches, leurs filets, leurs hamecons et toute la logistique que suppose une telle guerre contre les éléments? Non, ils ne pechent pas.

Peut-etre qu'à une occasion (une drole d'occasion ca c'est sur) l'Université de Berlin a décidé d'une journée de détente, une ballade champetre autour du lac Muggelberge..Oui peut-etre.

Mais cela ne nous dit toujours pas pourquoi colère et choléra sont sur le meme bateau.., sur un si perilleux esquif. Quelle drole d'embarcation.

A quoi pense Geor Wielhelm? Contre qui Schopenhauer rage-t-il ? Peut-etre à son élève, qui ne vaut pas mieux que lui. D'ailleurs, connaissez-vous le contraire de Schopenhauer?:-Happyhour-!..

Ces eaux ont l'air bien calmes, trop calmes, bien trop calmes.Quelque chose se trame..

D'ailleurs ou sont les rames? Aie aie aie, voilà nos deux ennemis intimes partis seuls et ensemble en dérive..

Imaginons qu'ils trouvent une ile, déserte bien-entendu; qui fera cours lundi?

 

 

 

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VARIATIONS KAFKAISANTES , A

                                K. A. f. K. A

 
 
 
                                                       __ Etes-vous seul à ce point seul?, lui demandai-je.
                                                       Kafka fit "oui" de la tète.
                                                       __ Comme Kaspar Hauser?
                                                      Kafka eut un rire et répondit  :
                                                   " Bien pire que cela. Je suis seul...
                                                   comme Franz Kafka. "
 
                                                
 
 
  A :  " Kafka m' angoisse" (aahhhh)
  A': "Il me fait rire" (haha..)
  A'' : "Moi les deux" (ahahahaha..)
  A''' : " Je ne sais pAs"(
 
 
..Tous ces "a" chez Kafka ! Amusons-nous à:      -une gematria de son nom
                                                                             -un dévoilement de la voix de l'artiste
                                                                             -un hasardeux pas. sage au bazar de Kafka
 
 
 
 
 
                                                         KAFKA, voire K.A.F.K.A ; -- symétrie fascinante, élégante. Répétition du A couplé d'un étrange K . Au milieu trône un F, frontière des frontières, stoppant "là" le A dessiné juste avant,  ouvrant "là" sur la A ; peut-être un autre (une autre Amérique ?--AmerikA !!) , peut-être pas..
 
Cinq lettres pleine de magie, présentes partout dans la pensée magique de Kafka, superbes phantasia..Si toute lettre est magique, le A se distingue violemment des Autres; donnons des exemples en bazar ( bazar-gematria, étrange association[!] );  1ère lettre de nombreux alphabets, mais la A s'apprend-il? (cf. A, A', A'', A''' plus haut), le cri d'un nouveau né est il assimilable à un A?, Amon, dieu-substance de l'univers et source de l'ammoniac, substance vie lorsqu'il tient l'univers, substance mort lorsqu'il envoute et empoisonne si parfaitement, secret à ne pas dévoiler pour les quelques sorciers des compagnies de tabac..A l'inverse, le A privatif. Mais on ne parle jamais d'un A comme ca (ou plutôt si ,Kafka le fait et nous aussi là), le A couplé au K de Kafka donc, mais aussi à la femme!; car pas plus qu'on ne jette au dehors un A, pas plus on n'est parfaitement libre d'en faire ce que l'on veut; le A semble autonome..Et c'est ainsi, que la lettre la plus couplée à notre ami est bien le L, c'est bien elle (quand ELLE apostrophe le A, cela donne logiquement L'A....). Abrégeons ce bazar qui à l'évidence va jusqu'à l'infini, en pensant à @, à l'objet a (se prononce objet petit a), à Apophis qui approche, à Adam, à Abel, Abraham, Allah, Aurore, Aube, sans oublier le A qui manque à Dieu ("Béréchit : au commencement"), cætera...
 
Deux A donc chez Kafka, tous deux suite et témoin d'un Avant (Le K, le cas, pardon Mr K ! ), que pour nous amuser nous nommerons Absurde et Angoisse..Ainsi fait, une double difficulté  apparait: qui de l'un précède l'autre, angoisse ou absurde? Qui est Avant, qui vient Après?
 
Autant qu'impossibles à démêler dans son nom même, ces deux perspectives semblent nécessairement attachées l'une à l'autre dans l'autre (l'artiste, son âme, les personnages, les contextes, ..). L'un/e n'apparait que si son autre apparait en même temps ; et à chaque fois que nous lisons Kafka, immédiatement ces A nous hAntent et nous hAppent , car toujours nous sommes plongés dans une situation A-normale, suggérant le comique (dans le brin de lucidité qui me reste que puis-je faire devant une situation Kafkaïenne, si ce n'est rire, m'en Amuser!) Le lecteur ne diffère pas du personnage, il est au cœur de cette Anormalité, plongé malgré lui dans les interstices du A, au plus profond des ténèbres. Lorsque rien n'est maitrisé, naturellement l'angoisse se présente. Les personnages de Kafka sont submergés de rien maitriser (le lever après la nuit, la compréhension A posteriori de cette incompréhensible , toujours dans l'exemple du Procès, est l'objet, le seul à atteindre. Non maitrise du temps, et de ses éléments, mais aussi de ses agents! ; ceux du lever au lit sont ici depuis quand, qu'ont-ils vu, entendu, que savent-ils?-pArAnoïaA !! etc... Devant une telle violence, une telle prise en cours des évènements, les méditations s'arrêtent d'elles-mêmes, les explications ont déjà eu lieu Ailleurs, en l'Absence du personnage. Le seul réflexe qui vient en pareil péril est Animal; le cri, le réflexe, le sursaut: du réveil à l'éveil. Si donc Mr K ne peut comprendre à posteriori ce qui se passe, ne pouvant agir, délibérer sur quoi que ce soit, il observe (et décrit toujours avec Maestria). Tout est là!! Ce temps pour observer, cette Absence inversée, ce repli ultime, Autoproclamé 'Action de survie', ou réflexe Absolu  est le cœur de Kafka, de son A, la vérité seule qui, puisqu'elle est Vérité ne souffrira d'aucune approximation. De fait, si ni l'a priori déjà passé ni l'a posteriori sans cesse fuyant ne le permettent: où est la vérité qui délivrera Kafka? Dans l'Au-delà ! A l'intérieur même de l'homme contemplatif, en position d'observer, pouvant ainsi mêler à l'action qu'il observe l'action de ses propres pensées. De victime plantée là il devient un nomade étranger, son temps n'est plus le même. Il est loin et il rit..il rit tellement qu'il décide de faire des va et vient entre ces deux mondes..Et lorsqu'il se ré-Approche du monde qu'il avait quitté magiquement, plein de rire et de vie, il observe la terrible et angoissante raison des hommes..Tout y est drôle parce qu'angoissant, et inversement dans une simultanéité fascinante. Il n'est plus balloté mais en ballade, libre comme l' Air sur le fil de cette frontière, symétrique en son nom, dépliant les ambigüités, ne gardant que l'essentiel: la pensée magique, l'inquiétude métaphysique (ici c'est le "a" qui est la frontière). Grace à elle, il rit de la mort, et meurt de rire.. 
 
 
 

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VARIATIONS KAFKAISANTES , A2

   cafe    K.afé
                                                                   cana     K.alé                        
 
 
 
.. bon, on en dit encore quelques mots, sauf que des Kfés du matin Kafkaïen on passe à l'aprèm Kafk-aie!hein? déchirAx !.. /  l'appartenance et la postérité  des concepts d'absurde  et d'angoisse se trahit au frontispice des mots (demo, ici dans le sens demonstratio); toutes deux ont pour  origine un a, toutes deux ont donc le même âge. Mais nous avons failli à la règle, la grammaire et l'histoire en disputant des A ainsi. Drôle de jeu, une sorte de rituel qui consiste à vider ou plutôt emprunter de la substance à  la substance; ici nous empruntons à la Substance la substance A, la magie se déplace, notez la majuscula. Elle s'est déplacée, nous l'avons déplacée. Et puis n'oublions pas: tout ce que nous savons d'elles est qu'elles sont des, peut-être deux sœurs, rien de plus. Ce sont les noms que nous leur avons donné lorsque nous les avons décroché du tableau initial: trois/cinq lettres, deux syllabes en une seule, deux cas de frontières (casus belli ), ou des K limitrophes, une frontière une seule, et deux A...identiques !!!! Comment cela peut-il être? 
 

 
 
                                                                                                                                                                                                                                                                                              
              
                                                                                         
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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VARIATIONS KAFKAISANTES , A3 OU L'A3D

 
 
.. désolé pour le style quatrième de couverture; voilà ce qui arrive lorsqu'on fait des mots pour faire parler les autres; on invente le il ; "on" est vraiment un con, mais "il" s'en satisfait (d'ailleurs, qui a inventé le on, ne serait-ce pas lui, il ?)..Dés lors, pourquoi arrêter, pourquoi se l'interdire? Etrange temps de la subjectivité que celui où  le sujet n'osant faire un usage Adéquat de son être, de son A par exemple, se cache derrière eux, les on et les il, rode et tournoie autour de son propre être, de ses propres lettres.  L'arbre généAlogique se précise un peu plus: K.A.F.K.A  a deux filles, a (diminutif d'absurde) et a (diminutif d'angoisse), qui ont à leur tour deux fils, on et il... et ainsi de suite et patatras..On invente ce qu'il dit, et il répète ce qu'on dit..D'Accord avec Descartes, cet infini là est Indéfini, manque de clarté. C'est le monde dans lequel on (tiens le revoilà..) vit. / Imaginons un A très grand, traversé par une ligne droite (milieu transversal)..et appelons cette ligne droite f.. Le A a bien des pieds, mais il ne lui sont utiles qu'un certain temps, car pour devenir le A sur f, le A sur la frontière , le fil, le pli du mot K.A.f.K.A, il faut qu'il garde ses vérités géométriques. Nous sommes certains d'assister à du mouvement; A va tomber, nous le savons, et il le sait..A angoisse, il va mourir. Mais A ne meurt pas, puisqu'il passe la frontière! Alors revenons au fil suspendu, sur lequel arpente A ; et cherchons une géométrie qui puisse expliquer cette puissance et cette éternité du A. Cette ligne "extérieure" (A est venu dessus, de son plein gré), ne suffit plus. Essayons d'en convoquer une autre: si pas de ligne extérieure, alors quelque ligne qu'on utilise on sera toujours en contact avec le A. Dans le cas de simples sécantes, au delà du support de la vue (grandeur du dessin , du papier etc.), toute droite qui coupera A sera amenée à recroiser les extrémités qu'elle a elle même créée, A n'est pas fini, en tout cas pas en puissance car mort ou vif il a un futur, un A-venir;  il le sait et nous le savons..Aie, pas de solutions!! Restent deux droites à imaginer: après l'extérieure vers laquelle fait mouvement le A, après celle qui vient le percuter et le transpercer sans pouvoir rien briser mais unir A-jamais, restent celle qui participerait de A comme A participerait d'elle, c'est à dire qui inclue un des trois segments qui forment la figure du A ; ici non plus, quel que soit son mouvement, A ne peut pas tomber. Possible objection: dans ce scenario, tout mouvement semble à terme voué à l'immobilité  (mais autre vaste débat je crois)..En tout cas, adossé et partie prenante de f, A restera..Mais il reste un espAce au cœur même de A: trois segments à nouveau, formés en triangle. La quatrième droite pourrait bien passer par-là, assurant elle aussi longue vie au A , ainsi que droiture, car c'est la seule perspective dans laquelle A peut se tenir plus ou moins droit..Si la droite "meurt", A ne mourra qu'après. De plus, au gré des circonstances, sa Liberté de mouvement est totale; impossible de séparer  A de la ligne puisqu'elle est en lui, et pourtant il pourra se déterminer librement, sans le moindre contact..avec et sans, avec aisance même. Comment A et elle ont-ils fait connaissance...
 
 
.. je voulais partir sur autre chose pour finir ailleurs.. Anyway.
 

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VARIATIONS KAFKAISANTES, A3BIS

 
 
 
on : ne mérite pas de majuscule.s
    : ne méritent pas de majuscule.s
   
 
f : frontière, forme (forme du pli), figura (ou icona) ; à l'intérieur du pli sans pourtant être en son centre, au cœur même de la lettre et de l'Etre;
 
 
 
il : voilà ce qui arrive, lorsqu'on supprime le fil. il (ne mérite pas de majuscule non plus), est le sombre désastre d'une rencontre avortée, celle des Anges et des humanités..Au lieu de refondre le lien qui unit  f à il (son fils..), nous bannissons le f et sanctifions le il ; nous ne cousons rien et nous causons de tout. Loin de nos lettres, loin de tout être possible et imaginable, f -A- il society où tout le monde est roi, sauf les Mages..Mais Attention ; il était une fois... 
 
 
Comment A et elle ont-ils fait connaissance? : Lorsque A est devenue à elle et elle est devenue à lui (L'A ou LA...), c'est à dire à A, la connaissance naissait; c'est une Co-naissance !! Guidés par Amour, c'est par amour toujours que nait la connaissance  ,Pas l' inverse !, jamais..
 

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Ce Souvenir..

 

 

 
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..à mon frère, aux belles X
 
 
 
 
Nous tombâmes tous deux,
Il y a fort long temps,
Près d'un endroit sacré;
Là où les hommes ne mettent qu'un pied
Ne font qu'un pas.
 
Nous y plongeâmes avec force,
Héroïques et farouches.
 
L'accident était là, prêt à nous recevoir.
Rejoindre le destin, telle était notre voie..
On ne sait trop comment,
Ni pour quoi,
La force du destin nous donna en partage nos actions,
Nos devoirs,
Nos 248, nos 365.
 
Plongés donc à présent
Dans ce chaudron bouillant,
Ton réflexe de vie,
Ô mon frère, mon Ami
Fut d'ouvrir cette bouche,
généreuse et bruyante.
 
Maintenant tu es fort,
Maintenant tu es vie.
Et c'est pareil pour moi;
Nous sommes frères de nom,
Nous sommes frères de force
Et partageons la Vie..
Nous sommes frères et donc Hommes;
Côtoyant l'idée fixe,
Mais ne lui cédant rien,
Nous,
Conjurons les prémisses
Et chassons les pédants.
 
Mon frère, dis-moi le gout de la potion magique,
Je t'indiquerai celui d'une pensée magique..
 
 
 
 
 
      
 
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Posté par Prospero Berowne à 07:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]