09 juin 2013

C'est les vacances / C'est la rentrée

                                                  

              

                                  magritte-rene-la-victoire

 

 

Voici, pour beaucoup d'employés, ouvriers, patrons mais aussi étudiants arriver les vacances. Courage à tous ceux et celles qui n' y sont pas encore, en particulier celles et ceux qui passent le bac. Peut-être cette période de l'année a-t-elle été difficile à organiser, à envisager pour de nombreuses personnes; ou aller, combien de temps, partir loin ou rester, ne pas partir loin ou rester, avec qui en profiter, pour quoi (pourquoi), comment, s'organiser ou pas, bronzer, pécher, lire, s'amuser..ou pas bref, beaucoup de gens vont durant quelques mois se croiser, communiant aux autres la définition qu'ils se font des vacances. Souvent synonyme de congé ou repos, vacance signifie avant tout absence. Absence de contraintes ou de responsabilités, sorte de décrochage de l'implacable pesanteur du réel, être en vacances peut aussi signifier se mettre en vacance de soi-même. L'objectif n' est pas de tirer à boulets rouges sur les dimensions matérialistes de la société et leur corollaire " progrès " qui, selon l'analyse qu'on en fait, pourraient dissimuler une sorte d' expression systématique décadente à laquelle nous participerions servilement et par laquelle , par exemple, loin de manifester notre liberté allégée du poids du travail, nous ne manifestions au contraire que de la connivence envers une société qui peut bien nous déshumaniser tant qu'elle obéit aux règles les plus élémentaires de la moralité. Cet exubérance ou ce totalitarisme de l' esprit de vacance, sorte de détachement en réalité artificiel a été suffisamment bien décrié, par Nietzsche notamment, pour ne pas être repris ici, qui plus est de façon maladroite. L' esprit de ce billet n' est de toute façon là. Admettons simplement que par vacance on entend bien une vacance, un changement qui se manifeste par un vide, une absence qu'il s' agit à chacun de penser et d'envisager en son âme et conscience.

 

L'une de ces manières de penser et d'envisager les vacances peut être résumée dans l'intitulé de ce billet: " c'est les vacances, c 'est la rentrée". Autrement dit, faire de cet état vacant un état actif. Non en refusant l'état d'absence qui caractérise les vacances, mais en l'intégrant à un processus actif (mais cool tranquille pépère hein !) qui loin de tout suspendre en attendant de rentrer (de rentrer de vacances, des vacances), consistera simplement à profiter de ce vide, à l' exploiter.D'une certaine façon, il sera donc plus un début qu'une fin. Son lieu? La bonne blague! Ici -même..C'est une plage (presque )comme les autres. L'immense plage des Méta.Morphoses a été foulée pour la première fois il y a près de deux ans, mais comme toute plage il est difficile d'y évoluer d'un pas régulier. C'est sur cette plage qu'a été envisagé pour la première fois la genèse d'une pensée et d'une expression affranchies (autant que faire se peut) des nécessités sociales, économiques ou professionnelles. Foulée par un étudiant par exemple, elle serait le lieu et le moment d'une pensée qui se retrouve et se réinvente, s'inscrit dans une métamorphose assumée, et l'engagerait dans les voies d'un travail sans cesse inachevé qui expliquerait de fait, la raison pour laquelle les vacances, c 'est la rentrée. . 

 

Et ce n' est pas le travail qui manque ! Corriger des fautes (orthographe, coquilles), rectifier des propos ou illustrations inexactes, poursuivre certaines des thématiques déjà abordées, en développer de nouvelles, retrouver les sensations de l' écriture et de la recherche, exploiter le temps [qui lui n' est jamais en vacances] de manière féconde bref, la période qui s'ouvre, et que ce billet a pour but d'introduire après une parenthèse plus ou moins longue, devra être à la fois et vacances et rentrée.

L' avantage de cette plage, ouverte à tous et toutes, est qu'on a beaucoup de façons d'y passer un moment; qui en auront entendu parler, qui y seront revenu, qui encore, au gré d'un mouvement qui tient plus souvent d'une dérive que d'une navigation parfaitement maîtrisée s'y seront retrouvés, en quelque sorte malgré eux, ballottés dans l'immensité de l' océan virtuel (une plage suppose un océan non?)..S'il apparaît de plus en plus probable qu' à la rentrée, pas celle-ci mais l' autre (celle qui vient après les vacances et non en même temps), beaucoup de gens risquent de chercher la plage sous les pavés, car c'est dit-on là qu'on la trouve, il reste à souhaiter que l' esprit de cet espace garde intacte son ambition, celle d'accueillir et de divertir qui s'y trouve..

 

A cette fin donc, un travail heureux -heureux d'être en vacances, heureux de faire sa rentrée-  qui dépend en grande partie de toutes les remarques, commentaires ou suggestions dont vous voudrez bien laisser trace sur ce sable éternel..

 

                                                                  ..p...

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10 mai 2012

" Bonjour " : juste une mise au point..

 
 

                                               SALUTATIONS  : Toujours " empressées "
 
                             [ Gustave Flaubert: Le dictionnaire des idées recues ]

 
 
Que reste-t-il à ce jour de ces passionnantes années d'études philosophiques? Sans le dire avec prétention certainement beaucoup de choses. Pas tant d'ailleurs de connaissances que le goût et l'art de les faire cohabiter, d'apparaître, si différentes soient-elles. Quelle joie d'affronter une énigme en convoquant tout ce qui peut l'être et, par un processus incessant de métamorphoses et de goût du rangement ( du clair et distinct ), d'user et d' abuser d'idées, d'exemples théoriques ou pratiques, de concepts et de mots (de chiffres aussi) au sein d'un même discours pour le seul grand plaisir de chercher, (s') interroger. De cette manière, l'arrogante énigme tombe de son trépied et se voit assaillie: non par des réponses, mais par des questions, coutures et crochets complexes qui tentent parfois le tout pour le tout. La sagesse est peut-être à ce prix: s'emparer du trépied, sans attendre qu'on nous l'offre en grande pompe et de façon solennelle. Mais gare !.. " Le marche pied ni le trone n'est le corps de celui qui s'y place " . N'ayant pas peur des mots, quitte à en inventer, réconciliant des idées divorcées ou détournant des concepts de leurs prés carrés, l'art de cet art (ou le goût du travail) parait fondamental; par sa pratique incessante et sérieuse les énigmes n'ont qu'à bien se tenir. Chaque fois qu'un tel travail sanctionnera au final telle ou telle piste d'interrogation, l'énigme reculera; et la peur, le fatalisme avec. Cet art est pour tout le monde: chaque imagination y a sa place. Nul ne peut donc être considéré comme modèle absolu en la matière. Néanmoins, comme dans tout voyage, le nombre est demandé. La collaboration est de mise. Avoir un guide pour déjouer la doxa ou pénétrer des lieux métaphysiques est vivement recommandé. La cohabitation des imaginations permettra toujours de nous sauver les uns les autres, tout en poursuivant notre quête incessante: non pas celle de répondre, mais celle d'essayer de comprendre et d'avancer. La philosophie n'est cependant pas la panacée. Si parfois on peut emprunter le chemin de voir pour croire, celui du croire pour voir réserve à son tour d'immenses joies [ à condition(s) toutefois que l'objet de croyance ne se limite pas à une froide raison, triste et desséchée, qui trouverait toujours place dans la marche progressive des idées mais demeurerait parfaitement incapable d'approcher et défricher les chemins de l'amour, les voies du coeur]. Toujours est-il que la philosophie est légitime, dans le sens d' honnête, pour qui veut s'extraire un temps soit peu de la charge croulante de l'information, de la réponse et de l'Explication. 
De très nombreux penseurs, chercheurs et savants de tous les âges peuvent être à juste titre considérés comme guides. Mais parfois si lointains et complexes qu'il faut des guides pour comprendre ces guides. Ces derniers ont peut-être plus d'importance encore que leurs prédécesseurs; ils présentent au moins l'avantage d'être là en chair et en os. De plus, vivant dans le même monde, ils sont susceptibles de nous ouvrir les yeux sur ce qu'il est souvent le plus difficile de déchiffrer: ce qui est là, qui existe et n'existait pas avant etc..En combinant cette appartenance partagée au monde du moment à la connaissance approfondie du monde passé (généralement fruit d'un immense travail) ces guides, nos maîtres, paraissent réunir les qualités pour que nous ne tombions pas dans l'évocation permanente des anciens ou, à l'inverse, dans une interrogation exclusive de la proximité et de l'immédiat. Notre imagination est là pour les y aider. Mais la science philosophique présente un autre danger, et non des moindres. Si très rapidement elle témoigne avec autorité de sa nécessité, autrement dit de son utilité fondamentale, elle n'évite que très rarement l'éceuil de l'arrogance. Autre avantage de ces guides: leur travail obstiné, qui n'a nécessairement pas été sans sacrifices, leur a offert une patience et une humilité qui semblent toutes désignées pour tempérer l'ardeur mal régulée, l'affranchissement auto-proclamé des jeunes âmes qui pour une large part s'enfoncent et se perdent soit dans l'ancien (les figures de tel ou tel philosophe, telle ou telle phrase ici ou là) soit dans le neuf (quitte à chevaucher leurs maigres connaissances pour aller se mesurer à tel ou tel évènement ou signe particulier de notre quotidien); rien de tel en effet pour y apparaître comme penseur émérite, libre et éloigné de toute illusion; mêlant à une extraordinaire adaptation (signe ici d'une intelligence supèrieure) une extrême lucidité ou clairvoyance, citer une figure ancienne pleine d'autorité ou sanctionner des sujets contemporains souvent sans importance reviennent en fin de compte à s'exclure soi-même du champ philosophique. Seuls en effet l'orgueil et l'impatience (mais aussi parfois la mauvaise foi et l'absence d'honneteté) peuvent nous inciter à ce point d'emprunter des raccourcis intellectuels au mieux inopérants, au pire dangereux. En somme, si nous voyons avec tant de clairvoyance la brindille dans l'oeil du voisin sans jamais voir ni sentir la poutre qui est dans le nôtre, c'est que sûrement cet orgueil et cette impatience, et c'est terrible, nichent au plus profond de nos habitudes. L'air du temps y est sûrement pour beaucoup: univers (physique et intellectuel) à la fois aseptisé et dominé, soumis même, tyrannie du neuf, de l'instant et du sans conséquences, à quoi s'ajoute une course boulimique au divertissement qui semble parfois annoncer sa propre fin (tant elle est compromettante): tout est réuni pour que sitôt qu'on croit maîtriser les grands noms, les courants de pensées, on choisisse trop rapidement de s'enfermer dans le passé sans jamais interroger l'actuel, ou inversement s'emprisonner dans l'actuel sans jamais convoquer le passé. Bref, partout on peut s'enfermer et se perdre.

 -Que reste-t-il donc de ces passionnantes années d'études philosophiques?
 
De toute évidence le souci de ne pas kidnapper une phrase ici, une référence là pour donner en holocauste à l' habitus. L' apprentissage du délai, du suspens et du vide; celui de ne pas remplir toutes les cases à tous les coups (et surtout pas au premier!). Autrement dit la patience et la persévérance. La mise en danger: manquer ou ne pas reconnaître un évènement comme tel, céder à la doxa etc. Tout ceci est un acquis donc. Parvenir à le perfectionner sans qu'il prenne la poussière est autre chose. Voilà donc le nouveau chemin qu'auront dévoilé pour nous les maîtres: le sentier de la guerre apparaît peu à peu sous nos yeux; entre occulus mentis et occulus simplex.

Mais étrangement, il reste aussi de manière très vivace autre chose: une allocution a priori toute banale d'une de ces guides. Au premier jour de rentrée, ses premiers mots aux deuxième année d'alors ne portèrent pas sur le programme ou sur le cours en lui-même mais sur la résolution qui fut la sienne de sortir une bonne fois pour toutes de ces (non)-formules de politesse qui fleurissent (pullulent semble un terme plus adéquat) dans nos paroles, parlées ou écrites (et pensées c'est là tout le problème!). Aussi nous fit-elle part de sa ferme résolution de ne plus céder aux sempiternels " bonjour ", arguant pour cela, et à juste titre, que notre langue ne manquait pas de formules de salutation et de politesse, si tant est qu'il nous faille aller chercher exemple de comment on salue. Son ton résolu, déterminé, un peu agacé et à la fois amusé  fut à la fois percutant et léger; il ouvrait une brèche..Il trahissait en tout cas une profonde réflexion personnelle, une prise de décision: il y aurait un avant et un après. De l'héritage de ces belles années figure donc en belle place cette déclaration.
Déjà fortement marquant à l'instant où il fut prononcé, ce discours s'invita très profondément dans les pensées ordinaires et extraordinaires de votre serviteur. Il fut presque immédiatement prétexte à faire un audit de ces formules, de ces, enfin de " ce " bonjour.
 
 
 
                            ?................................ B o n j o u r................................?
 
 
 

Les courriers physiques prêtent naturellement moins à de tels usages. Ayant déjà accepté de communiquer en prenant le temps (temps de rédaction, d' émission, de réception...de réponse !) et concédant également aux exigences esthétiques que réclame un tel projet, le courrier au sens classique peut faire mentir cette observation. Les courriers électroniques en revanche semblent être leur sanctuaire. Sans lire tous les courriers envoyés ou reçus, sans même les lire intégralement, les mauvaises nouvelles étaient là. Bonjour par ci, Bonjour par là. Quelles que soient les destinataires de ces courriers ou les circonstances de leurs rédactions, le bonjour invariable, toujours le même, revenait. La belle affaire dira-t-on: pas de passe droit: l'universel, le même salut pour tout le monde...Et puis quoi encore !
En proclamant le même Bonjour (et encore !..on l'habille généralement d'une Majuscule) à tous et toutes en tous lieux et en toutes occasions, il semble soit qu'on n'ait à offrir à leurs destinataires qu'une seule et même chose, soit plutot qu'on n'ait rien à leur offrir du tout. Ce mot/expression qui doit en dire long, qui précède en tout cas tout ce qui sera dit après devient sous notre indolence et notre non-vigilance une expression passe-partout; elle ne souhaite et donc ne fait don de rien, elle couvre uniquement ses arrières. S'ajoute à cela un accent de familiarité pas toujours de mise. Posé là comme une tache, une paresse, comme une sorte de refus de plus ou de mieux, Bonjour qui n'est précédé de  et ne précède rien a de quoi effrayer. Il témoigne également d'un empressement: en disant bonjour d'entrée on semble s'acquitter du plus pénible.." ça c'est fait ".. Mais à quoi bon alors souhaiter? Mieux, souhaiter une journée bonne ?
 
  On entend souvent des parents apporter un complément d'éducation à leurs progénitures et gronder: " Merci qui ? " . On pourrait poser ici la même question: " Bonjour qui ? ".. Tout ceci doit paraître bien futile, appartenant de toute éternité à l'anecdotique et, partant, non-source absolue d'interrogation philosophique. Si penser isolément de tout le reste un auteur, un concept etc est regrettable, quel intérêt l'étude " isolée " d'un mot, visiblement le plus banal de notre escarcelle, peut-elle offrir ? C'est que, précisément, bonjour n'est ni un mot ni un acte isolé. Il adresse, il s'adresse. Il projette et offre, il s'abandonne et partage; dans le bonjour l'altérité. Il est le préambule à un discours qui n'aura peut-être rien à voir avec lui; message dans le message, sorte d 'introito, il est une, il est la première note. Bref, il exclut toute mise à l'index: il est éthique. Par conséquent, tout manquement à son bon usage ou en tout cas à une remise en question permanente, sincère et sérieuse de ses conditions d'existence et de représentation participe d' un grave manquement éthique.
Desséché de cette dimension, qui dit qu'il ne sera pas bientôt une touche parmi tant d'autres de nos pavés numériques; entre Ctrl et Alt par exemple, entre Suppr et Entrée, ou bien alors à proximité immédiate d' Echap? Plus nous allons chercher notre humanité loin, très loin dans le passé ou dans notre environnement  immédiat plus nous perdons de vue qu' à l' intérieur même de notre réalité concrète et finie (le là maintenant ici et tout de suite) réside un trésor éternel qui n' attends que nous; par lui nous pouvons sortir d'une espèce d'autisme, d'une drôle de tristesse qui nous déshumanise (si c'est possible) puisque nous nous la refilons sans cesse comme on se débarasse d'une chose encombrante dont l'autre n'aura, à son tour,qu'à se débarrasser si le coeur lui en dit (peu importe ce n'est plus notre affaire; ça ne l'a même jamais été) . On n'y pense pas. Et pour quoi faire? Passerais-je pour penseur émérite en bricolant du faux sur de l' à peu près ( je conclurai de tel petit bout de théorie ou de sentence tout un système; et à ce système je ne demanderai qu'une seule chose: ne s'écrouler qu'après moi..) ou bien alors en améliorant de manière presque invisible ces bonjour qui ne sont pas qu 'à moi ? La gloire ou la vérité ? De plus, offrir comme on le fait ce baiser de la mort, ces bonjour mortifères témoigne d'une réalité plus sombre encore; nous sommes incapables lorsque une réalité ne nous convient plus d'en changer. Ni pensées ni révolutions. Ainsi, par une dramatique indolence, nous restons dans les clous d'une pensée étrangère; nous sommes perdus, désunis. Nous répétons sans cesse notre nouveau credo: " Bonjour.." . Jusqu'à ce que soudain on accepte d'y penser, devant pour cela remettre à plus tard notre grand projet de gloire intellectuelle, ou que quelqu'un nous donne du cher(e),  bien cher(e), nous souhaite un bon jour comme on souhaite le meilleur, simplement et vraiment, de manière esthétique et éthique. En délivrant de façon systématique des bonjour anonymes, il semble bien que nous n'adressions rien à personne. Pourquoi alors prononcer ces deux syllabes qui doivent tout dire mais ne disent rien? Nous l'avons dit, par paresse intellectuelle et du coeur; par une indépendance arrogante auto-proclamée de l'éthique. N'ayant rien à tirer d'un tel projet, à quoi bon effet le perfectionner et faire qu'inévitablement l'autre, celui ou celle pour qui on soigne les formes du bonjour avant meme d'envisager le reste, passe réellement une vraie, une belle et Bonne Journée ?
 
 
                                                                                                                     ..p...
 
 

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18 mars 2011

META

 

 

                                     arc1

 

 

 


Métaphysique / Métamorphoses / Métalogique / Métamathématiques


 Mets ta physique on s'en va. Allons allons, pressons. Mets ta morphose et puis partons.

-Mais..?

Ah! Mets ta logique aussi, on ne sait jamais.

-Et ma thématique mathématique alors?

Mets ta mathémique aussi.

 


Métaordre


Mets ta fleur dans de l'eau.

Mets ta peur au repos.

Mets ta chambre en bon ordre.

Mets ta vie en route,

-Mes talons avant-toute?

Mets ta souffrance au dépot,

Ainsi que l'affirmait Jean-Jacques:

"Souffre, guéris ou meurs".

 


Métagénèse / Métamodernité


Mets ta génèse en lecture

Mets ta part de gènes en génèse,

Mets ta parthénogénèse,

Mets ta modernité.

 


Métamens / Métanous / Métasapience / Métaphilosophie


Mets ta mens et ta nous.

Mets ta science ou il faut, comme il faut quand il faut.

Si elle n'est pas requise, alors,

Mets pas ta science.

Mets ta patience en attendant,

Mets ta sapience en excellant.

..Mets ta sagesse au service de l'amour,

Mets ta philo vers les bras de sophia,

Puis,

Mets ta sophia dans les bras de philo.

 


Métadestinée


Mets ta destinée,

Offre-lui des lignes, des lignées,

Offre-lui des parents.

La voilà entre parenthèses..

Mets ta date et

Mets ta trace.

Mets ta voix retrouvée dans le chant du vivant.

Mets ta voie dégagée au-delà du vivant.

 


Métascience


Mais t'amasses et tu lis,

De savants écrivains, de très doctes physiques.

Ta sagesse se transforme en passion érudite.

Mets ta bibliothèque en chantier,

Offre-lui ordre et clarté.

...

Mets ta masse donc,

Mets ta livre.

Mets ta masse au carré.

 


Métapensée


Mets ta thélogie,

Mets ta religion,

Mets ta politique

Au service des hommes,

Et non l'inverse.

Mets Tartuffe à son pré.

Mets ta ligne et ton point,

Ton triangle et ta sphère

Au service des hommes.

Mets ta raison devant toi et,

Comme fit Saint-Augustin,

Disputez

...

Mets ta pensée

Mets ta magie

Mets ta Pensée Magique

...

Mets ta fable,

Metaphore,

Mets toutes les chances de ton coté ;

M

 


..N'oublions pas de citer de manière non exhaustive :

Métamoustache, métaméthode, métalangage, méta.tabularasa, métamédecine, métaminute, métamécanique, métaculture, métatic, métatac, métaetc..


                                                                                                                  ..p...                                                                          

                                                                                                                            

 

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17 mars 2011

JUIFS

 


 

 

 

                       moise

 

 


 

  Connaissez-vous les six juifs qui ont changé l' Histoire du monde?


-MOISE: " Tout est Loi ".

-JESUS: " Tout est Amour ".

-SPINOZA: " Tout est Nature ".

-MARX: " Tout est Argent ".

-FREUD: " Tout est Sexe ".

-EINSTEIN: " Tout est Relatif ".

 


Plus vieille blague juive: "Dieu soit loué!"


 

 

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16 mars 2011

APRES LA PLUIE, LE BHOUTAN

 

 

 

                                       Drapeau_du_Bhoutan 

 

 

Rechercher toujours plus ou toujours mieux ? Un minuscule pays enclavé entre deux géants nous offre peut-être des éléments de réponse. Il s'agit du royaume du Bhoutan. Le Bhoutan ne possède pas de cotes. Limitrophe de l'Inde et du Tibet, il est composé à 70% de forets.

La rente principale du pays provient de ses ressources hydroélectriques.

Dans la langue du pays, le Dzongka, Bhoutan signifie Terre du Dragon.

Peuplé d'environ 700000 habitants, sa superficie est à peu près égale à celle de la Suisse...mais n'a rien à voir avec elle!..Deux paradis bien différents.

La grande originalité de ce pays , devenu monarchie en 1907 puis monarchie constitutionnelle en 2008 (c'est à dire dotée d'un conseil des ministres et d'un parlement) est d'avoir défini sa poursuite du bonheur selon des critères fort différents de ceux , c'est à dire tous les autres sans exception,adoptés patrout ailleurs..

C'est en 1972 qu'y apparaît le concept de BNB -Bonheur National Brut - (ou GNH: Gross National Happiness).

Très loin d'un PNB-Produit National Brut-, essentiellement économique, le Bouthan convoque ainsi d'autres critères de réussite et d'évaluation de cette réussite, des objectifs à atteindre et des moyens d'y parvenir.

La définition du bonheur devient multi-dimensionnelle, et non résumable à un total économique.

Les neufs dimensions retenues sont les suivantes:

-Bien-être psychologique

-Santé (gratuite pour tous)

-Éducation (gratuite pour tous)

-Usage du temps

-Diversité culturelle

-Gouvernance

-Vitalité de la vie démocratique

-Diversité écologique

-Niveau de vie

 

                       BHOUTAN


...Les sites d'informations/blogs regroupent souvent ces dimensions sous quatre grands critères:

-Développement socio-économique équitable:

Gratuité de la santé et l'éducation, interdiction du tabac et de l'alcool..

-Protection de l'environnement:

Un quota est imposé; le taux de forets ne doit pas passer sous la barre des 60%.De plus, lorsqu'une personne désire construire une maison, un conseil de village se réunit pour définir quelle quantité d'arbres et quels arbres devront être abattus.

-Préservation de la culture:

Des lois imposent à toute construction le respect des caractères architecturaux traditionnels.

Aucune marque n'est présente au Bouthan; la télévision n'y est apparue qu'en 1998 et le téléphone portable en 2003.

Port de la tenue traditionnelle: go pour les hommes, kyra pour les femmes..Le port d'une écharpe permet d'identifier chaque corporation ou appartenance sociale.

-Gouvernance responsable, écoute du peuple:

Lutte (très sévère) contre la corruption, liberté des mouvements politiques, possibilité de destitution du roi/chef de l'Etat..La quatrième femme du quatrième roi fut connue pour ses nombreux ouvrages et ses pérégrinations à travers le Bouthan afin d'aller à la rencontre de ses habitants, si reculés fussent-ils.

 

Cette "philosophie politique", ou programme de politique maîtrisé inspire peu à peu de nouveaux modèles, de nouvelles méthodes et de nouveaux buts à atteindre pour de nombreux pays qui, voyant leur sacro-saint PNB réduire comme peau de chagrin, dégringoler et se délégitimer, commencent à envisager d'autres priorités, d'autres notions fondamentales susceptibles d'organiser de façon durable les sociétés du troisième millénaire..C'est ce que font timidement les Nations Unis lorsqu'elles évoquent l' indice du développement humain"..

..encore quelques mots: Le Bhoutan est doté d'une langue officielle mais dispense l'enseignement en anglais/ La religion Boudhiste y est très largement répandue (proche du Boudhisme Tibétain)/Présence d'une école nationale d'astrologie/Le forfait touristique y est élevé: 70 euros/jour-somme plus destinée à contenir le tourisme,et ainsi préserver l'écologie, qu'à l'empecher/..

Notons enfin que ce pays se modernise; n'ayant que très peu de routes, il voit néanmoins le nombre de voitures augmenter.L'urbanisation y est en marche.

Souhaitons que cette modernité de croissance ne devienne pas fléau, dans ce pays qui pourra être un modèle pour nos sociétés à venir, dans lesquelles connaître son passé, c'est écrire son avenir.

 

                                      Bhoutan

 

 


                                                                                                                      ..p...

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10 mars 2011

.. AUTANT DE TEMPS...

 

 

 

                    Horlogeplanck

 

 

 

 

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UKIYO...ET ,

 

estampe_haut

 Vivre uniquement le moment présent,
se livrer tout entier à la contemplation
de la lune, de la neige, de la fleur de cerisier
de la feuille d'érable...ne pas se laisser abattre
par la pauvreté et ne pas la laisser transparaître
sur son visage, mais dériver comme une calebasse
sur la rivière, c'est ce qui s'appelle ukiyo.



                                             
Asai Ryōi   -Ukiyo Monogatori-   (Les contes de monde flottant)..préface

 Ce temps qui passe, éphémère et fragile, se métamorphose au fil des âges.Nous voulons en profiter, car nous avons grandi. Nous faisons plus de choses, et aimons à loisirs.Ce monde est le notre, il faut nous en saisir.Pratiquant tant de choses, ordinaires ou magiques; nous devons raconter tout ce qui nous arrive.Le monde doit savoir,, nous devons lui décrire.    

Nous lui donnons le -e- : une parole qui se voit, une image qui raconte.

 ..C'est ce qui s'appelle ukioy-e .

 

 


 


estampe_jaune Estampe_2

              Suzuki Harunobu

A samurai couple walking in the rain (1765)                                       Suzuki Harunobu

                                                                                      Woman admiring plum bossoms

                                                                                       at night (1765)


 

 

 

vague                        

                     Hokusai

     La grande vague de Kanagawa (1831)

 

 

 

 


 

 

                                      Estampe

 


 

 

 

 

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07 mars 2011

OCULUS MENTIS...ou pas

 

 

                                     hal1

 

                                                                                                          
 

L' avez-vous déjà vu auparavant? Pourtant lui vous observe, depuis longtemps. Tous vos secrets lui appartiennent ; nulle part où se cacher: nul ne peut lui échapper..

Quel est donc cet œil? Et qu'est-ce qu' un œil d'ailleurs?

-Oculus : œil. Organe de la vue sensible, l' œil humain réduit la vision et restreint le regard.

Mais toi tu n' es pas humain, tu es un organe même pas organique. Pourtant tu es là, je te vois. Les questions à poser pourraient donc être les suivantes: de qui ou quoi es-tu l' œil? Qui/quoi observes-tu? et pourquoi?

..Caméras de vidéosurveillance (rues, transports en commun, bâtiments privés ou publics,...), caméras intégrées (ordinateurs, téléphones, publicités alphanumériques,...), nous sommes tous et toutes en permanence filmés (ou pouvons l' être), ou en permanence en train de filmer. Nous partageons tous cet œil, qui est donc une copropriété.
Pourtant personne ne semble vouloir admettre que cet œil est le nôtre; que s'il est là c'est parce que nous l' y avons placé.
Nous avons peur de tout et de tout le monde. Plus les libertés s'accumulent plus on a peur de les perdre. Voilà pourquoi nous confions à cet œil le soin de veiller sur nous, à notre intégrité.
 
Ainsi nous possédons un troisième œil ;  grâce à lui je pourrai voir ce que mes yeux ne peuvent pas voir. Il faudra pour cela que nous le dévissions de sa place, pour le dispatcher à des endroits de choix, balisant notre course insensée en direction du neuf. Cette précarité nous tient à cœur, c'est notre liberté.. Lui peut tout, tout surveiller: surveiller le terrain avant que j' y arrive, pendant que j'y suis ou quand j'en sors (et même après). Il me prévient de tous les dangers extérieurs..et comment le peut-il? Par un "savant" réglage, formidable mélange de nos peurs inconscientes et d' un curieux calcul où être libre c'est posséder. Bref, nous choisissons l' endroit, le lieu où nous allons souvent, où nous voulons aller, où nous irons peut-être, et même où nous n' irons jamais ! (Mieux vaut être prudent, on ne sait jamais! L'expression "ouvrir l' œil et le bon" semble ici consacrée) 
 
Partout où je vais, il est. Je ne me sens plus seul, je ne suis plus seul: me voilà rassuré. Je vais où bon me semble, je suis partout chez moi, totale est ma sécurité; hypersurveillance est ma maison.
 
Mais les dangers ne proviennent pas que de l' extérieur. Je peux moi aussi me mettre situation dangereuse! Qui va empêcher ca? Qui va me surveiller au plus près, sans interruption..., et comment?
Comment appliquer cette surveillance de tous les instants à ma plus grande intimité? Tu n'es pas un œil organique, mais tu as des pouvoirs, des nano pouvoirs..Sans la moindre difficulté tu seras avec moi, miniaturisé, intégré, symbiosé..A chaque instant je pourrai t'interroger sur mon rythme cardiaque, mon taux de cholestérol, de calcium, ma tension, etc. Une surveillance de tous les instants dont je me chargerai; autosurveillance est ma raison!
 
Cette précarité est très étroitement liée à l' idée que je me fais de "ma" liberté: car être libre, c'est avoir la possibilité de changer d' avis n' importe quand avec n' importe qui à propos de n' importe quoi dans n' importe quelles circonstances. Il faudra plus qu'un sentiment de sécurité pour continuer ma course folle dans l' éphémère..Etre rassuré ne suffit pas; il faut que je sois "assuré" d'être toujours rassuré. C'est donc naturellement vers les assurances que je vais me tourner. A elles de me surveiller, car ainsi elles sauront ce qui est le mieux pour moi, me connaitront si bien qu' elles me préviendront non seulement des accidents mais plus largement des risques d'accidents..Je ne pourrai plus tomber ! Puisque seule "ma" (ou "mes", enfin chacun sa sienne hein!) liberté importe, je donnerai tout pouvoir aux assurances pour m' observer et me proposer des contrats sur-mesure. " Je ne veux pas prendre de risques, veuillez m' en empêcher ".
 
Conservant donc "ma liberté", me voilà prêt à poursuivre le mouvement. N' ayant pas supprimé le précaire lié à l' isolement de mes pensées mais l'ayant disqualifié, je peux continuer à faire ce que je sais faire de mieux : mentir, fuir, ignorer. Mon rêve d' immortel me réclame! Pour cela j' ai besoin de penser à tout sauf à la mort, ma mort..Je m' en vais consommer..La tyrannie du neuf est mon jardin d' Eden; du neuf aujourd'hui et du plus neuf demain. Divertissons-nous vite, recommençons demain. C'est donc en pure logique que j' offre mon troisième œil à mes nouveaux amis, j' ai nommé les marchés. S' ils peuvent m' observer, et je les y encourage, ils seront qui je suis, me connaitront vraiment. Nous serons très heureux: ils (ne) m' offriront (que) ce dont j'ai réellement besoin, même si je ne le savais pas encore. Fini le neuf, vive "mon" neuf. Je suis pour cela, bien entendu, prêt aux pires exhibitions, car il en va de mon salut. Mon bonheur est en jeu: et encore, le jeu comprend du risque. Je veux LE bonheur, pas risquer de le perdre. Je ne joue pas, mais je me divertie. Je pense à tout sauf à penser..        
 
 
 

                                                                                                                                                            ..P...

 

 
 
 
                                                   
                      oeil_d__Horus          oeil_d___Horus_                                            
 
                                                                                                                                                                                                                
 
 
 
 
 

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04 mars 2011

MUSIQUE MAESTRO

 






 

                                          Celibidache_3..

Il faut plus que du talent pour faire de la musique, il faut autre chose; un amour indomptable, une fureur héroique..

A l'image de deux grands, philosophes tout autant que musiciens, cherchons à percer ce qui nous lie, nous fais vivre et vibrer.

 

                                         Celibidache_4..

Sergiu Celibidache:"Fais ce que tu aimes, et essaies de voir si c'est vraiment compatible d'avoir des espoirs d'unicité, d'etre le plus grand, ou de faire de la musique..Fais ce qui te plait".

Puisses-tu reposer dans la plus harmonique des paix bon Sergiu...

 

                                         Riccardo_Muti_3..

Riccardo Muti: Le Prince.

 

                                                                                                            ..P...


 

 

 

Posté par Prospero Berowne à 07:10 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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03 mars 2011

NICHT NIETZSCHE

nietzscheNIETZSCHE /.. Nicht Nietzsche! Nicht nicht nicht...Nicht Nietzsche, got it?!!

 

-Nietzsche? -NICHT!

-Nicht Nietzsche? -Ya, nicht.

-Warum? Warum nicht? Warum nicht Nietzsche?

 

..NICHT NIETZSCHE !!!!, and the f.....g story!

 

(Nicht Nihilismus?- NICHT !!!!!!!!!)

 

 

 

                                             ..P...

 

 

 

 

 

 

 

 

Posté par Prospero Berowne à 09:35 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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